Egészségedre !

Bon, la 3a blabla, année de mobilité patati, allons droit au but.

Ou ?

La ville est  fière, belle et majestueuse.

L’ immense parlement,  impressionnant et gothique – il est pointu ! – semble tout droit sorti du seigneur des anneaux ou d’un film de vampire.

Budapest est massive et assez étendue : les pieds s’en rendent vite compte, mais  le réseau de transports en commun est heureusement dense et bien agencé. Le tram se paye même le luxe d’être joli, et les bus trolley, sorte de tramway a roue sont une curiosité : (J’en avais jamais vu avant).  Quant a lui, le métro émet une drôle de musique a chaque arrêt et les escalators donnent l’impression de descendre 500 mètres sous terre.  Il va cependant falloir enterrer les habitudes lilloises, puisque’ ici on est contrôlé a chaque station, et parfois même en prime dans les wagons.

Une spécificité de la ville est le nombre de passages souterrains, qui servent aussi de centre commercial improvisé, destinés a traverser les grandes rues sans risque d’etre aplati.  Comme de nombreuse capitales européennes, la perle du Danube est séparé en deux rives, Buda a l’ouest,  ou se trouvent entre autres la splendide église saint Mathias et le château ,

et Pest, là ou tout se joue, c’est-à-dire la ou tous les étudiants se logent : vie nocturne garantie zéro pour cent de morosité. L’afflux de petit Erasmus explique surement que les bars & clubs poussent comme des champignons.  On remarque assez vite que les macdo et burger king pullulent également, et se font souvent  face dans une grasse concurrence ; on croirait presque a un complot contre la ligne des hongrois. Heureusement, la gente féminine semble peu affecté par cette frénésie ( si le siège du FMI était a Budapest, dsk serait en taule depuis longtemps). Petites particularités : ici on aime les glaces et le baby foot, tant mieux ! Sans atteindre le paradis portefeullique qu’est la Bolivie (je parle encore machinalement en espagnol quand je demande mon chemin ou aux serveurs), les prix sont nettement plus bas ici qu’en France ( 1.5 euros la pinte ), et ne parlons pas de la Norvège (JB si tu passes par la…). 1 e = 280 Forints. Du coup on se retrouve avec des milliers dans ses poches, ça fait tout drôle et donne l’impression de payer avec des billets de Monopoly ( en se connectant sur bnp paribas.net, je risque de me rendre compte que c’est une version assez austère du monopoly).

Le lendemain de mon arrivée, j’ai déambulé au hasard dans les rues, plan dans une main, appareil photo dans l’autre. J’ai fini par me retrouver dans un festival de vin au château de Buda. En théorie, il fallait acheter des petits tickets pour pouvoir gouter, mais en papotant avec les gens des stand avant de dire « May i taste ? »,  j’ai bien sur réussi a ne payer que la moitié de ce que j’ai avalé, jusqu’au moment ou on me réclame 6 tickets pour un délicieux vin blanc.

N’ayant plus un sou en poche, j’ai donc poliment pris la tangente en dévalant la colline mon verre a moitié plein a la main et en me cassant a moitié la gueule.

Groupe de musique type Goran Bregovic au festival de vin

Bref, cette ville est très agréable et je sens tout de suite que l’année va être bonne, voire très bonne. Il faut en profiter. A propos de profiter, chacun sait que Budapest est réputée pour ses bains. Pour l’instant je suis allé dans ceux de l’ile Marguerite, ile piétonne  qu’il est possible de parcourir en vélo,  et il particulièrement agréable de barboter dans l’eau comme un canard par un soleil de plomb !

Bon, La chaleur ne va pas durer, mais aucune importance car les bains les plus anciens de la ville organisent des soirées tous les samedi soirs !   Samedi dernier c’était fermé pour cause de mariage, mais j’ai hâte de déambuler dans l’eau bière a la main !

Comment ?

Je suis arrivé dans une auberge de jeunesse (casa de la musica), véritable plaque tournante des hordes erasmus en quête de logement, qui ressemble à un décor de cinéma avec ses murs multicolores.

Il y a même un bar

Je dors dans un dortoir de 12 ;  logement a double tranchant. Tout d’abord, ça m’a permis de me faire des nouveaux potes chaque soir. La nuit de mon arrivée, on a donc écumé les bars avec deux hollandais et ce premier contact avec la bière locale a confirmé qu’elle n’est vraiment pas terrible. ( je ferais importer des tonneaux de kwak). Au cours de cette soirée, je me suis retrouvé successivement dans une baignoire et dans un bateau (Les pubs aiment biens les objets hétéroclites). Puis j’ai rencontré des espagnols, et le soir suivant des anglais  très sympas avec qui on s’est bien marrés, je leur ai sorti mes accents texans et anglais et leur ait dit tout le mal que je pensait de Blair. On notera d’ailleurs qu’une londonienne a l’accent très british a réussi a prononcer mon nom correctement, ce qui constitue un exploit  pour un anglophone : dès qu’on me demande mon nom, c’est le même cirque, je répète au moins trois fois en articulant bien pour me faire appeller « oowwélian » ou « oréole » en retour. Pour qui va à l’étranger, s’appeler Aurélien n’est pas vraiment un cadeau ( les tchèques et slovaques ont aussi du mal a le dire).  Pour terminer ce manège de nationalités, j’ai fait connaissance avec deux italien(nes), ça a été l’occasion de parler pizza et Berlusconi.  Constat de ces premières virées nocturnes : Budapest n’usurpe pas sa réputation de reine de la nuit qu’on m’avait tant dépeinte. Le szimpla par exemple, est un bar tentaculaire et souvent bondé, sur deux étages, avec une ambiance assez travaillé et plutôt sympa : enfin un bar ou on peut boire de la sangria, un alcool largement sous estimé.  Dans un recoin, ils vendent de généreuses  part de pizza pour moins d’1,5 e (ils ne lésinent pas sur la sauce piquante pour te donner envie de boire encore).

Mais passons plutôt aux petits désagréments du dortoir type colonie de vacances :  Des 9h15 – rendez vous compte !-  c’est la farandole de bruit de valises  et de casiers qui s’ouvrent et qui se ferment, à croire que chacun farfouille dans ses affaires jusqu’à en avoir des ampoules.

« Quoi ? »

En Hongrie on parle hongrois. On le remarque dès la sortie de l’avion, et encore plus dans le taxi :  quand le chauffeur téléphone, on se demande quel est ce dialecte extraterrestre.   Réputé pour être  une des langues les plus dure du monde avec le chinois, le hongrois est un dialecte  barbare et totalement étranger pour nos petites oreilles. Les langues latines sont en effet relativement similaires entre elles  – qui n’a jamais ajouté un o ou un a a la fin d’un mot français dans l’espoir que ça marche en espagnol ?  L’allemand et l’anglais ont aussi quelques mots en communs. Mais en ce qui concerne le magyar ( dit comme ça c’est encore plus terrifiant), il n’ y a même pas d’aiguille dans la botte de foin question similarités. Du coup, on se dit qu’on a autant de chance de bien maitriser la langue avant la fin de l’année que de remporter les championnats du monde de cent mètres haies paraplégiques. Et comme les mots ne ringent aucune bell comme disent les anglais, ils rentrent par une oreille et ressortent par l’autre car ils sont tellement peu familiers qu’ils fondent comme neige au soleil dans votre cervelet.

Par exemple, si on vous dit « rendez vous bd du général de Gaulle », vous n’oublierez pas le nom de la rue, en revanche des qu’on passe a la rue  Nepszinhaz ou Szahaz utca, c’est une autre histoire.  De toute manière je n’ai aucune intention de parler bien hongrois, (n’empêche, en entretien d’embauche ça serait la classe) mais seulement de connaitre les bases les plus utiles, comme…, poah je sais même plus comment on l’écrit. La curiosité me pousse cependant a m’inscrire aux cours de Hongrois.

Pauvres schtroumpfs

Évidemment, qui dit début de 3a dit également recherche d’appart. Le problème étant le nombre de critères a prendre en compte pour faire son choix : localisation, luminosité, taille, aménagement, et surtout colocataires. Pour ceux la heureusement que Facebook existe car 9 collocs sur 10 se rencontrent sur le site bleu et blanc. Le risque est de faire la fine bouche et de se retrouver sans rien. J’ai donc visité une tripotée d’appart, et ait finalement arrêté mon choix le le 13 septembre : ça sera une colloc avec 2 ibériques – qui parlent anglais comme des vaches espagnoles –  dans un appart grand et bien placé. Heureusement, ils ont les mêmes gouts musicaux que moi, on pourra donc mettre Aerosmith ou Van Halen a fond sans risque qu’un loustic vienne mettre du Kate Perry ensuite.

Contraste avec la France : ici l’immense majorité des apparts sont loués tout meublés et équipés. Non content d’être grand et pourvu d’une terrasse, le notre a grille pain,mixeur, bouilloire, mixeur, aspirateur…C’est limite si on ne trouve pas des chemises dans les placards !

L’université me fait penser a un hôpital, avec ses couloirs modernes, son odeur et ses indications murales. Le bâtiment est bien trop grand pour moi qui me perdrait dans un yaourt, et l’iep fait vraiment office de cagibi a coté. J’en profite pour tirer mon  chapeau aux organisateurs de l’inté des Erasmus qui ont l’air de se démener pour nous organiser des soirées et autres « events » a la pelle. Apparemment on ira admirer la ville de nuit sur un bateau, et un « wei » de 4 jours est prévu fin septembre, l’occasion pour flo et moi de montrer que les lillois ne perdent jamais la main.